lundi 25 février 2008

TROIS MODESTES FLEURETTES A LA MERE DE DIEU - 3

Et Celle qui a été toute à la peine ne serait pas à l'honneur! Alors que Dieu est justice infinie? Reviendrait-il à des chrétiens authentique, par envie et par orgueil, de tenter de refouler dans l'ombre en la disqualifiant de leur mieux, l'Etre que le Christ Sauveur a le plus aimé sur la terre? Celle en qui la Trinité Divine a mis sensiblement sa complaisance? Celle que son Fils, Fils aussi de Dieu, et Dieu égal en tout à son Père, a comblée d'honneur d'abord en restant trente ans soumis à son autorité maternelle, puis en cédant à son intercession, à cette fête nuptiale de Cana, en Galilée; Celle enfin que son Fils a assumée pour l'éternité dans un apothéose de gloire, d'honneur et de Puissance, et dont la céleste "royauté" se manifeste par le prodige des multiples apparitions sur notre terre, autant de fois que le Très-Haut le juge nécessaire.

Les vains contempteurs de la grandeur de l'Immaculée aiment à reprendre, avec quel zèle creux autant qu'obscur ce mot de Jésus, lorsque, aux Noces de Cana, sa Mère lui eut dit que leurs hôtes n'avaient plus de vin: "Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi?"
Le zèle mal avise, un peu sot de ce sectarisme présomptueux a cru trouver que, par ce mot: "Femme" le Christ remettait à sa place sa Mère outrecuidante. Ainsi le même Dieu fait Homme, Jésus, l'Emmanuel, Auteur, avec le Père Eternel et Saint-Esprit, du 4ème Commandement, ce même Fils-Dieu aurait donc, là, au milieu d'un cercle d'étrangers, refroidi d'un mot dur ou d'un terme hautain, d'une parole mortifiante cette Mère de son choix divin? Quelle indigence de jugement?

Trop complète est leur cécité spirituelle. Ils ne peuvent pas voir que ce Sauveur, dont le parler demeurait toujours quasi-hermétique, bien qu'en même temps intelligible toujours, affirmant très souvent par l'interrogative, voulait montrer que cette Femme-là qu'il avait admise à ce rôle, partageait avec Lui, -toute proportion gardée,-le secret de sa bonté immense et de sa divine puissance.

"Qu'y a-t-il entre vous et moi?" n'était pas littéralement –une interrogative, mais plutôt une affirmative. En effet le Seigneur marqua tout de suite ce qu'il y avait de commun entre Lui et sa Mère. Le sens littéral qu'ont gardé les esprits faibles et présomptueux leur empêchait de comprendre que: "II y avait tant de choses de commun entre le Fils et sa Sainte Mère, que le Messie, en tant que Dieu omniscient, savait très bien que se présenterait cette circonstance de l'épuisement du vin. Que Marie en tant que Reine de la Charité, et Mère d'un Fils dont elle connaissait la grandeur, la puissance et la bonté, interviendrait en faveur de ces amphitryons dont Elle vit la gêne, oppressante comme un suspense.

Le Maître s'était donc déplacé avec sa suprême Mère-Secrétaire Particulière. II savait que son heure n'étant point encore venue d'étayer son enseignement de l'autorité du prodige. Il savait qu'il céderait pourtant et justement parce que son heure n'était pas encore venue, à l'intervention de sa très Sainte Mère, afin d'établir de ce jour-là et pour jamais que le Christ exauce les prières de sa Mère en notre faveur, par miséricorde.

Ce pouvoir d'intercession de la Vierge, cette médiation de grâce, le divin Fils l'a rendue une fois pour toute, évidente, incontestable. Car à la réponse de son Fils: "Femme....mon heure n'est pas venue", la digne Mère de notre Seigneur fit dire aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira. ".

Comment la Mère savait-Elle que le Fils allait dire quelque chose?

Sectaires contempteurs de Marie, soyez donc de bonne foi. Oubliez en faveur de la saine logique vos préventions et votre présomption. Considérez pour votre édification ces deux faits qui s'enchaînent:

1) La Mère de Jésus dit: Faites tout ce qu'Il vous dira, 2) le Seigneur ordonne de remplir les jarres dont Il changea l'eau en vin précieux".


Castille Castillac

mercredi 20 février 2008

NOTRE DAME DE LA REVELATION

C'était en 1947, le 12 avril, un samedi. Le soleil de l'après-midi fait des ricochets à travers le feuillage des eucalyptus sur cette place ombreuse qui sert de parvis à l'abbaye des Trappistes, au lieu-dit des "Trois Fontaines", à Rome. La nature tressaille en éclats de bourgeons après cet- te période hivernale.

C'est la veille de Quasimodo. Le paysage avoisinant se présente en une pittoresque et harmonieuse fusion d'aspects divers: vastes étendues réservées aux troupeaux, champs exposés au soleil, zones couvertes de maquis impénétrables, d'où émergent çà et là des terrains découverts et rocheux.

Arrivé avec ses trois enfants, Bruno Cornacchiola s'assied sur un bout de mur à l'orée du petit bois. Il pense: "C'est justement un endroit qui me va! " Le but initialement choisi pour sa promenade était, en réalité, la plage d'Ostie, mais au moment où il atteignait la station avec les enfants, le train était déjà parti.

Alors, n'ayant aucune envie de rester là plus d'une heure à attendre le prochain train, il s'était dirigé vers ces parages. Au bout d'un moment, il appelle les enfants qui s'étaient éloignés : "Gianfranco, Carlo, Isola, vous pouvez jouer à la balle, mais ne vous éloignez pas trop. Moi, je reste ici pour réfléchir et écrire sur le sujet que je me suis donné. "

Et voilà les enfants partis avec des cris de joie, se faufilant entre les arbres qui les cachent par instants. Le sujet que l'homme, devenu protestant, -et également communiste- est sur le point de développer est un article dirigé contre la Vierge Marie. (l'Eglise catholique et le Pape) L'article doit être violent et arrogant, tout en restant convaincant pour le public. Il avait emmené un porte-documents et une Bible. La feuille se couvre tout de suite des premiers jets de venin où grouillent surtout des négations, entre autres celles des privilèges que Dieu a voulus accorder à sa Mère.

"Elle n'est pas vierge, elle n'est pas immaculée, elle n'est pas montée au ciel..."

Dans l'intervalle, des voix l'interpellent. Celle des enfants qui crient:

"Papa, nous avons perdu la balle, aide-nous à la chercher! "

Il se lève, et comme il a rencontré Carlo, l'aîné, il se joint à lui pour explorer le terrain. Isola s'écarte et cueille des fleurs. Gianfranco va s'asseoir à une certaine distance pour lire une brochure.

"Carlo et moi -ainsi commence le récit de Bruno Cornacchiola - nous descendîmes le terrain escarpé qui aboutissait à la via Laurentina, espérant y trouver la balle, mais nous ne la vîmes pas. Voulant m'assurer que le cadet ne s'était pas éloigné de l'endroit que je lui avais indiqué, je l'appelai et il me répondit.

Mais à un moment donné, je ne l'entendis plus et j'eus beau élever la voix, je n'obtins aucune réponse. Pris de soucis, je remontai la pente vers les buissons proches de la grotte où j'avais laissé Gianfranco, mais je ne le vis pas. Aussi, criai-je encore plus fort: Gianfranco, où est-tu ? En vain.

Avec une préoccupation croissante, je fouillai fébrilement les buissons et les roches et je finis par trouver l'enfant agenouillé à l'entrée d'une grotte, sur la gauche pour qui la regarde. Il avait les mains jointes comme s'il priait, et il regardait vers l'intérieur avec une vive attention, souriant et balbutiant quelque chose. Je m'approchai encore un peu et je l'entendis distinctement:

- Belle Dame!... Belle Dame!...

- Qu'est-ce que tu dis, Gianfranco ? lui demandai-je.

- Que fais-tu ? ...

Je croyais qu'il s'agissait d'un jeu d'enfants, puisque personne chez nous ne lui avait enseigné, à lui qui n'était pas baptisé, cette attitude de prière. Alors j'appelai: "Isola, descends, explique-moi quelque chose! " Elle m'obéit et...

- Qu'y a-t-il là-dedans ? demandai-je. Et toi, tu ne vois rien ?

- Non papa, répondit-elle, et en même temps, elle aussi tomba à genoux à la droite de son petit frère. Les fleurs lui tombèrent des mains, alors que son regard se fixait sur l'intérieur de la grotte. Elle aussi balbutiait à mi-voix:

- Belle Dame!... Belle Dame!...

Moi, au comble de l'énervement, continue Bruno Cornacchiola, je me demandais quel pouvait être le motif de cette étrange conduite de mes enfants qui, à genoux, regardaient avec enchantement vers l'intérieur de la caverne, en répétant les mêmes mots.

J'eus l'idée d'appeler Carlo, toujours en train de chercher la balle et...

- Toi aussi, viens ici et explique-moi ce que font tes frère et soeur dans cette étrange position...

C'est peut-être vous qui avez préparé ce jeu ?

- Mais qu'est-ce que tu racontes, me fit-il observer, de quel jeu parles-tu ? ...Je ne le connais pas, et je ne sais pas y jouer !

Ces mots à peine dits, Carlo tomba à genoux à son tour, à la droite d'Isola, les mains jointes et les yeux fixés vers un point qui le fascinait à l'intérieur de la grotte, en répétant les mêmes mots: "Belle Dame! "

- C'en est trop!, m'écriai-je, toi aussi tu te moques de moi!

Je n'en pouvais plus et je lui commandai:

- Carlo, sors de là!

Et, comme il ne bougeait pas, je cherchai à le soulever, mais je n'y parvins pas. On aurait dit du plomb. Alors, je pris peur. En tremblant, je m'approchai de la petite:

- Isola, l'invitai-je, lève-toi, ne fais pas comme Carlo!

Elle ne répondit pas. J'essayai de la déplacer mais je n'y arrivai pas. Ce que je vis me remplit de terreur: cette dilatation des pupilles de mes enfants en extase et la pâleur de leurs visages. Alors j'embrassai le cadet et lui dis:

- Allons! lève-toi! Est-ce possible que mes bras soient sans forces ? Et à ce moment, je m'exclamai:

- Mais qu'est-ce qui se passe ici ? y aurait-il dans cette grotte des sorcières ou quelque diable ?

Puis, instinctivement, je criai:

- Qui que tu sois, même un curé, sors d'ici ! Et je pénétrai dans l'antre, bien décidé à cogner sur l'étrange personnage, mais la grotte était vide. Or, c'était, écrit le P. Milana, l'heure de la revanche maternelle de Marie, prise de compassion à l'égard de ce fils si dévoyé.

A peu de distance de cet endroit, au pied de la colline s'élève la basilique Saint-Paul. C'est en ce lieu que Paul, le persécuteur des chrétiens sous le nom de Saul, devenu l'apôtre des nations après l'apparition du Christ, fut martyrisé sous Néron.

Sa tête tranchée par l'épée et tombée à terre, fit trois rebonds et fit sourdre miraculeusement trois sources d'eau. Voilà pourquoi le lieu-dit fut appelé "Trois sources ou Trois Fontaines". Bruno Cornacchiola, un autre persécuteur de l'Église, arrivé dans le voisinage de l'endroit où l'apôtre avait été martyrisé, allait être appelé à devenir un défenseur de l'Évangile, par Marie, la Mère qu'il s'apprêtait à insulter, le jour consacré à Elle, le samedi de l'octave de Pâques.

Encore un dessein mystérieux de l'Amour divin! Un jour viendra, et on peut même dire qu'il est venu, où une foule de croyants accourra ici de partout, présentant, par l'ardeur des supplications et la solennité des cantiques, l'image fidèle d'une communauté en route vers le Père.

Agité comme jamais, Bruno Cornacchiola entre dans la grotte, située au niveau du sol, pour découvrir qui pouvait bien exercer cette mystérieuse attraction sur ses enfants. Et à sa grande surprise pourtant, il ne trouve que la roche nue et blanchâtre. Il sort, en proie au désespoir, et sanglotant, il lève les bras et les yeux vers le ciel et crie :

" Mon Dieu, sois notre Sauveur! "

Plus tard, il précise: "Et voici que je vis inopinément deux mains toutes blanches en mouvement vers moi et les sentis m'effleurer le visage. J'eus la sensation qu'on m'arrachait quelque chose des yeux. J'éprouvai en cet instant une douleur certaine et je restais dans l'obscurité la plus profonde..."

Mais, peu à peu, le noir s'atténua et laissa filtrer une légère lumière qui grandit et s'intensifia au point d'illuminer toute la grotte. Et Bruno Cornacchiola continue:

"A ce moment-là, je ne voyais plus ni la cavité, ni ce qu'elle pouvait contenir, mais je fus saisi d'une joie extraordinaire."

En cet instant de mystérieux désarroi qui le soulève de terre vers les merveilleux parvis de l'éternité, en son point le plus lumineux, il est ravi par la vision d'un visage juvénile de femme, enveloppé dans la splendeur d'une lumière dorée, régulière et doucement statique.

Bruno la fixe avec une soudaine passion, vaincu par la fascination d'une telle beauté, attiré par cette lumière qui, malgré toute l'intensité qu'elle irradie, ne lui fait pas mal aux yeux, mais l'inonde d'une douceur surhumaine. Encore inconscient de tout ce qui se passe, il ignore que ses pupilles de pauvre mortel sont sur le point de voir la Reine du Ciel qui l'avait choisi, précisément lui, pour transmettre aux hommes un message de prière et de pénitence.

Elle est vêtue d'une tunique incomparablement blanche et lumineuse, serrée aux hanches par une ceinture d'étoffe rose dont les deux extrémités descendent à la hauteur des genoux. Elle a des cheveux noirs et ressortant un peu du voile vert-des-prés qui la recouvre des épaules jusqu'aux pieds, avec la noblesse d'un manteau royal. Au bas de la robe apparaissent les pieds, nus et virginaux, posés sur un bloc de tuf également environné de lumière. Dans sa main droite elle tient contre sa poitrine un livre de couleur grise sur lequel elle pose l'autre main.

La vision a déjà créé un enivrant état d'extase dans l'esprit étonné de Bruno, mais c'est surtout le visage admirable de cette créature qui fascine les yeux et le coeur.

C'est, pourrait-on dire, un visage sur lequel brille en une merveilleuse harmonie la fusion de toutes les beautés de la vie humaine: l'innocente candeur de l'enfance, le charme et la grâce de la virginité, la gravité majestueuse de la sublime maternité. Et c'est bien ce qu'en dira plus tard Bruno Cornacchiola:

"Celui qui a éprouvé cette exceptionnelle joie de contempler une si céleste beauté ne peut plus qu'aspirer à la mort pour pouvoir jouir à jamais d'un si grand bonheur ..."

Ce visage, même sous ses traits humains, semble consister en une lumière rayonnante de sagesse infinie et de vertu sans limites. Et dans sa description, le voyant continue: "Je vis que la belle Dame bougeait lentement la main gauche pour montrer quelque chose qui se trouvait à ses pieds. Je regardai et vis, à terre, un drap noir avec une croix brisée."

Bruno Cornacchiola pensa plus tard que ce drap noir, semblable à un vêtement déchiré, et la croix brisée, constituaient un symbole de l'habit religieux souvent abandonné avec tout autre signe distinctif par de nombreux prêtres et religieux.

"Ma première impulsion, observa-t-il encore, fut de lancer un cri, mais ma voix s'éteignit dans ma gorge."

Et voici que l'apparition, faisant le geste d'offrir le livre qu'elle tenait en main, dit d'un ton ineffablement doux:

"Je suis Celle qui est dans la divine Trinité. Je suis la VIERGE DE LA RÉVÉLATION. Tu me persécutes; arrête maintenant! Entre dans le troupeau élu, cour céleste sur la Terre. La promesse de Dieu est, et reste immuable: les neuf vendredis du Sacré-Coeur que tu as observés pour faire plaisir à ta fidèle épouse avant de suivre le chemin de l'erreur t'ont sauvé!"

A ces mots, Bruno en a le souffle coupé et, après l'effarouchement du début, il est inondé d'une félicité qui n'est pas d'ici-bas. Entre temps, l'espace ambiant s'inonde d'un parfum mystérieux et indéfinissable qui annihile les odeurs nauséabondes provenant du sol.

Après s'être ainsi présentée, la céleste Dame tient un discours prolongé à ce fils qui va retourner à Dieu, discours dont une partie s'adresse à lui-même et à tous les fidèles tandis que l'autre comporte un secret pour le Saint-Père. Puis elle continue:

"Je désire te donner une preuve certaine de la divine réalité de notre rencontre, afin que tu puisses en exclure toute autre motivation, y compris une possible astuce de l'ennemi infernal. Et ce signe, le voici: quand tu rencontreras un prêtre dans l'église ou en chemin, approche-toi de lui et adresse-lui cette parole: "Mon Père, j'ai à vous parler!" S'il te répond: 'Ave Maria, que veux-tu, mon fils?", prie-le de t'écouter, car ce sera celui que j'aurai choisi. Tu lui feras part de ce que ton coeur te dira, et obéis-lui, car il t'indiquera un autre prêtre par ces mots: "C'est celui qu'il te faut pour ton cas." Tu te rendras ensuite chez le Saint-Père, le Pasteur suprême de la chrétienté, et tu lui remettras personnellement mon message. Quelqu'un que Je t'indiquerai, te conduira chez le Pape. Parmi ceux qui t'entendront raconter cette vision, il y en aura qui ne te croiront pas, mais ne te laisse pas décourager... "

Puis, sereinement, après avoir montré sa maternelle bienveillance et exprimé son regret de partir, la belle Dame fait demi-tour et, lentement, avec son manteau vert, elle s'éloigne vers Saint-Pierre. Bruno reste là un moment encore, figé dans l'extase...

Le regard miséricordieux de la Vierge s'était abaissé sur sa misère pour devenir son guide, sa force et sa consolation.

Un théologien dominicain, le P. Cordovani, affirme que le titre de "Vierge de la Révélation" n'est pas seulement nouveau et merveilleux, mais aussi hautement théologique, car il confirme tous les privilèges que l'Église a attribués à Marie depuis des siècles en se fondant sur la Parole révélée. Et d'autre part - c'est Bruno Cornacchiola qui le confirme '- la Très Sainte Vierge Marie a été pour moi une éducatrice insurpassable qui ne s'est pas contentée de m'installer dans une solide culture catéchistique, mais m'a aidé également à devenir son témoin.

Ce qui explique pourquoi
Elle lui dit, après lui avoir souri doucement en signe de salut:

"Tu me persécutes. Arrête maintenant! Entre dans le troupeau élu, cour céleste sur la Terre. "

Ce fut donc, pour Bruno, l'indication de l'unique voie de salut, celle dont il s'était écarté: l'Église catholique, apostolique, romaine. Avec l'aide des ministres de cette institution authentique, voulue par le Christ, sa confusion intérieure, de même que tout orgueil et toute obstination devaient tomber et il devait commencer à marcher résolument sur les chemins de la Vérité.
Et, de même que la lumière peut frapper une personne sans la blesser, ou la rosée féconder la terre sans la labourer, cette exceptionnelle apparition lui aura éclairé l'intellect et raffermi la volonté tout en respectant absolument les traits de son propre caractère. Son tempérament si explosif demeurera, mais en se transformant en une fougue avec laquelle il défendra les valeurs de la pastorale évangélique.

Pour achever sa transformation et parvenir à ce stade, il reconnaîtra, avant tout, sa situation de péché, et il s'adressera à Elle, l'Immaculée, qui a vu le terrible visage du mal sur le corps ensanglanté de son Fils au Golgotha, pour obtenir le pardon et la force pour l'avenir.

Voilà pourquoi la Vierge demande avec insistance à tous la prière et invite à la récitation du Saint Rosaire.

"Qu'on prie beaucoup et qu'on récite le Rosaire quotidien pour la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des chrétiens. Les Ave Maria que vous dites avec foi et amour sont autant de flèches d'or qui rejoignent le Coeur de Jésus. "

Le Mère de l'Église, espérance et espoir de salut pour le monde entier recommande donc des intentions particulières pour lesquelles il faut prier: la conversion des pécheurs et des incroyants, l'unité des chrétiens.
Il est vrai que toute prière va au Christ, unique Médiateur, mais Marie est fontaine de grâce, parce qu'Elle est la Mère de la grâce divine. Quand un enfant veut embrasser son père, celui-ci peut s'incliner vers lui et le prendre dans ses bras, mais si l'enfant demande à la maman de le soulever jusqu'à la face de son père, l'affection de l'enfant pour son père n'en est pas diminuée pour autant.

Lorsque nous sommes devant Notre-Dame, nous sommes comme des petits auprès de leur mère, et en la priant, nous lui demandons de nous aider à nous approcher de Jésus
. Puisque la prière est, dit-on, une arme qui assure toujours la victoire, pourquoi donc ne prierait-on pas pour tous ceux qui sont affligés d'une infirmité spirituelle et pour les frères séparés, afin que l'on arrive un jour à cette unité tant désirée dans une seule et même Église ?

Et voici que, comme récompense pour ceux qui écouteront son message maternel, la Vierge promet des faveurs célestes :

"Avec cette terre de péché, j'opérerai de prodigieux miracles pour la conversion des incroyants. "

De même qu'à l'approche des eaux de la piscine de Lourdes, ainsi, au toucher de cette terre, qui a été sanctifiée par la présence de la Mère de Dieu, se produisent des prodiges physiques et moraux. Mais les plus grands miracles qui ont lieu ici, sont d'ordre spirituel:

"S'il nous était donné, dit le cardinal Gerlier, de fixer sur le papier une partie seulement des sentiments et des résolutions spirituelles que la Sainte Vierge a fait exprimer aux milliers de coeurs qui, en ces quelques années, ont palpité devant la grille de la Grotte du Miracle, nous aurions le mérite d'avoir écrit de belles pages à la gloire de la Mère de Dieu. Mais il est tout aussi bon que les secrets de la grâce restent cachés, enveloppés bien jalousement du silence le plus respectueux."

Dans sa bonté Elle veut aussi révéler son Fils dans les mystères de sa vie intime, liée à l'Auguste Trinité:

"Mon corps ne pouvait se décomposer et il ne se décomposa pas. Mon Fils et les anges sont venus me prendre au moment de mon trépas. "

Aux Trois Fontaines donc, Notre-Dame fait savourer à l'avance au fils prodigue un message consolant, devançant la promulgation du dogme de son Assomption. Et tandis que le Pape Pie IX reçut de la Grotte de Massabielle, quatre ans après sa proclamation, la plus haute confirmation du dogme de l'Immaculée Conception, c'est quatre ans avant sa définition que le dogme de l'Assomption fut confirmé par la Vierge elle-même à un tramelot romain.

Le corps et l'âme revêtus simultanément de gloire, c'est une plénitude de perfection qu'aucun élu n'a connue sinon Marie.


L'âme sans le corps n'est pas complète dans sa nature humaine. L'élément qui permet à l'être humain d'avoir des rapports normaux avec le monde cosmique et avec les autres êtres humains, c'est le corps.

Par son corps glorieux, Marie, en personne et directement. est apte à se mettre en contact avec nous et avec le monde. D'où ses fréquentes apparitions et ses nombreuses interventions miraculeuses, extraordinaires certes, mais n'exigeant pas toujours, nécessairement, l'intervention de la puissance créatrice de Dieu pour les réaliser.

En fonction de cette capacité de présence physique, nous reconnaissons que la Vierge est plus proche de nous et qu'en la priant, nous retrouverons aussi en Elle la véracité de ce qu'affirmait Bruno Cornacchiola:

"Qui trouve Marie, trouve Jésus: la Voie, la Vérité, la Vie. Il trouve la vie et la grâce dans l'Église du Salut, le Corps Mystique du Christ, et y trouve aussi la Mère de l'Église."

lundi 18 février 2008

MERE ADORABLE, MERE TOUT AIMABLE

Mère très aimante

La Vierge Marie est vraiment Mère des membres du Christ parce qu'elle a coopéré par sa charité à la naissance, dans l'Eglise, des fidèles, qui sont les membres de ce Chef. Aussi est-elle encore saluée du nom de membre suréminent et tout à fait singulier de l'Eglise, de figure et de modèle admirable de l'Eglise dans la foi et dans la charité l'Eglise catholique, docile à l'Esprit-Saint, la vénère avec une piété et une affection filiale comme une Mère très aimante.

jeudi 14 février 2008

TROIS MODESTES FLEURETTES A LA MERE DE DIEU - 2

Le Verbe s'anéantissant, vécut donc trente années dans la plus complète humilité, obéissant au couple protecteur de son enfance, de son adolescence. "Il leur était soumis", dit l'Evangile.

Après le départ de son père putatif Joseph, le Sauveur du Monde voulut rester sous l'autorité de sa mère Marie, humble, effacée, silencieuse et gardant tout dans son cœur, comme le répète le Saint Evangile. La tutelle de Marie sur son Fils ne devait prendre fin qu'au premier jour de sa vie publique.

Une terre a été qualifiée "sainte" pour avoir vu naître le Messie et avoir été foulée par les pieds de l'Homme-Dieu. Mais la chair, les entrailles dont ce corps de Verbe fait Homme est le fruit, les bras qui l'ont porté, la poitrine qui l'a nourri, les genoux qui l'ont bercé, seraient ceux d'une vulgaire créature, corrompue par innéité, et par voie de conséquence, peccable.

Le Christ a voulu, certes, nous élever jusqu'à Lui par sa grâce, mais non s'abaisser jusqu'à nous être semblable par le péché, II aurait tout perdu et nous n'aurions rien gagné.

Bonnes gens le Christ n'est pas un homme en qui est Dieu...rien qu'un homme en qui Dieu habite: Le Christ est Dieu. Ne L'a-t-Il pas prouvé en se ressuscitant Lui-même? Et sa Mère donc, devait être digne d'être Mère de Dieu, c'est-à-dire capable de Lui donner ce Corps intact, lequel uni au Verbe divin, infiniment saint, devait offrir à la Justice du Père outragé, la victime propitiatoire, seule, digne de laver l'affront fait à sa grandeur suréminente, Dieu, étant tout puissant et trois fois Saint, s'est préparé la Mère sans nulle tache à qui demander son humanité.

A la conception du Messie-Victime, la Vierge donc déjà pleine de grâces dès sa Conception a Elle, reçut de l'infusion du Saint Esprit en son sein une recrudescence de grâces accompagnant le Trois fois saint qui, de sa seule chair prenait vie naturelle et devait croître dans ses flancs. Mais, conséquence douloureuse de ce privilège sacré^, la Mère de Jésus goûta par anticipation, les maux indicibles de la Passion à venir de son Fils...

N'était-elle pas, Marie, entièrement unie à son divin Fils par l'Amour, la grâce et par la chair? Or le Seigneur confia un jour à une de ses privilégiées: "Dès le sein de ma Mère, je souffris toutes les douleurs de ma Passion." Marie ayant conçu le Rédempteur était, sitôt son "Fiat" prononcé, Co-Rédemptrice.

Qui avec justesse peut évoquer les transes sans non, les cruelles angoisses de cette Mère habitée par l'Esprit divin et compatissant dès cette première heure aux souffrances de son Fils unique puisque la compassion les unissait?

Castille

samedi 9 février 2008

Salut Ô Vierge Immaculée

Salut, ô Vierge Immaculée,
Brillante étoile du matin,
Que l'âme ici-bas exilée
N'a jamais invoquée en vain.

De tes enfants exauce les prières,
Du haut du ciel daigne les protéger,
Mère bénie entre toutes les mères,
Sois-nous propice à l'heure du danger:
Mère bénie entre toutes les mères,
Sois-nous propice à l'heure du danger.

Heureux celui qui se confie
En tes maternelles bontés
Il ne craint ni l'onde en furie
Ni l'effort des vents irrités
Autour de lui des barques étrangères
Il voit au loin les débris surnager
Mère bénie entre toutes les mères
Sois-lui propice à l'heure du danger

Toujours dans cet aimable asile
De l'innocence et du bonheur,
C'est toi qui nous rendais facile
La loi sainte du Dieu Sauveur.

De tes enfants exauce les prières,
Du haut du ciel daigne les protéger,
Mère bénie entre toutes les mères,
Sois-nous propice à l'heure du danger:
Mère bénie entre toutes les mères,
Sois-nous propice à l'heure du danger

Veille sur nous, tendre Marie,
Surtout à l'heure du trépas;
Fais qu'en la céleste patrie
Ton fils nous reçoive en ses bras
Quand précédé d'éclairs et de tonnerres
Avec rigueur, il viendra nous juger

Mère bénie, entre toutes les mères
Sois-nous propice, en ce pressant danger
Mère bénie entre toutes les mères
Sois-nous propice en ce pressant danger

vendredi 8 février 2008

Vois à tes pieds, Vierge Marie (cantique)

Vois à tes pieds, Vierge Marie,
Vois tes enfants en ce séjour;
étends sur eux ta main bénie,
Embrase les du saint amour

(Refrain)Tous heureux dans ton sanctuaire,
Nous revenons célébrer tes bienfaits,
Crois en nos coeur auguste et tendre Mère,
Nous ne t'oublierons jamais,
Nous ne t'oublierons,
Jamais, jamais!

Le monde de sa folle ivresse
En vain nous offre les douceurs;
Loin de sa coupe enchanteresse
Marie attire tous nos coeurs.

Mère d'amour et d'espérance,
Sois la lumière de nos pas;
Daigne garder notre innocence,
Nous protéger dans les combats.

De tes tendresses maternelles,
Marie, entoure tes enfants;
Qu'à ton amour toujours fidèles,
Ils restent purs et triomphants.

jeudi 7 février 2008

Le Fils de Dieu et la Mère de Dieu


Jésus dit:

....."Tu es toute remplie de Moi, de ma parole; tu as porté mes désirs parmi les personnes et les meilleurs ont compris et après toi, victime, beaucoup et beaucoup en sont sorties et, si ce n'est pas la ruine complète de ta patrie et des lieux qui te sont les plus chers, c'est parce que beaucoup d'hosties ont été consumées à la suite de ton exemple et de ton activité. Merci, bénie. Mais continue encore. J'ai grand besoin de sauver la terre, de racheter la terre. Vous, les victimes, vous êtes le prix du rachat.

La Sagesse qui a instruit les saints et t'instruit par un enseignement direct, t'élève toujours plus à l'intelligence de la Science de vie et à sa pratique. Dresse, toi aussi ta petite tente près de la maison du Seigneur. Enfonce aussi 98> les pieux de ta tente dans la demeure de la Sagesse et reste-y sans jamais en sortir. Tu reposeras sous la protection du Seigneur qui t'aime, comme un oiseau au milieu des branches fleuries et Il te mettra à l'abri de toutes intempéries spirituelles et tu seras dans la lumière de la gloire de Dieu d'où descendront pour toi des paroles de paix et de vérité. Va en paix. Je te bénis, bénie."

Tout de suite après Marie dit :

"A Marie, le cadeau de la Maman pour sa fête. Une chaîne de cadeaux. Et s'il y a parmi eux quelque épine, ne t'en plains pas au Seigneur qui t'a aimée comme il en a aimé bien peu. Je t'avais dit, au début : "Écris sur moi, Toute peine trouvera sa consolation." Tu as vu que c'était vrai. Ce cadeau t'était réservé pour ce temps de troubles. Nous n'avons pas seulement soin de l'esprit, mais nous savons nous préoccuper aussi de la matière qui n'est pas reine, mais servante utile pour l'esprit, pour lui permettre d'accomplir sa mission. Sois reconnaissante au Très-Haut qui, pour toi, est vraiment Père, même au sens affectueusement humain et qui te berce en de suaves extases, pour te cacher ce qui t'épouvanterait. Aime-moi toujours plus. Je t'ai portée avec moi dans le secret de mes premières années, Maintenant tu sais tout de la Maman. Aime-moi comme fille et sœur dans ta destinée de victime, Et aime Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu l'Esprit Saint en perfection d'amour. Que la bénédiction du Père, du Fils et de l'Esprit Saint passe par mes mains, qu'elle prenne le parfum de mon maternel amour pour toi, et sur toi elle descende et repose. Sois surnaturellement heureuse."..........

extrait du www.maria-valorta.org

mercredi 6 février 2008

Là où il n'est pas question de l'Immaculée Conception, il n'est pas non plus question du Christ

VOUS NOUS CHASSEREZ ENSEMBLE.


....Vous voulez me chasser de vos temples ? Vous ne m’expulserez pas sans expulser aussi MON FILS, que je tiens sur mes genoux. Ou bien vous nous chasserez ensemble, ou bien vous devrez nous conserver tous les deux....

Erasme, Lettre de Marie au parti évangélique, 1527

lundi 4 février 2008

LES TROIS BLANCHEURS

Le 30 mai 1862, Don Bosco eut un songe, une vision prophétique : il vit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription: "Salut des croyants". L'autre, où sont gravés les mots: "Secours des Chrétiens", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs mais le Pape, en blanc lui aussi, à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre. Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes.

Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des "Trois Blancheurs", reçu peu avant le début du 1er Concile du Vatican.

source http://www.mariedenazareth.com

dimanche 3 février 2008

TROIS MODESTES FLEURETTES A LA SAINTE VIERGE MARIE - 2

Le Verbe s'anéantissant, vécut donc trente années dans la plus complète humilité, obéissant au couple protecteur de son enfance, de son adolescence. "Il leur était soumis", dit l'Evangile.

Après le départ de son père putatif Joseph, le Sauveur du Monde voulut rester sous l'autorité de sa mère Marie, humble, effacée, silencieuse et gardant tout dans son cœur, comme le répète le Saint Evangile. La tutelle de Marie sur son Fils ne devait prendre fin qu'au premier jour de sa vie publique.

Une terre a été qualifiée "sainte" pour avoir vu naître le Messie et avoir été foulée par les pieds de l'Homme-Dieu. Mais la chair, les entrailles dont ce corps de Verbe fait Homme est le fruit, les bras qui l'ont porté, la poitrine qui l'a nourri, les genoux qui l'ont bercé, seraient ceux d'une vulgaire créature, corrompue par innéité, et par voie de conséquence, peccable.

Le Christ a voulu, certes, nous élever jusqu'à Lui par sa grâce, mais non s'abaisser jusqu'à nous être semblable par le péché, II aurait tout perdu et nous n'aurions rien gagné.

Bonnes gens le Christ n'est pas un homme en qui est Dieu...rien qu'un homme en qui Dieu habite: Le Christ est Dieu. Ne L'a-t-Il pas prouvé en se ressuscitant Lui-même? Et sa Mère donc, devait être digne d'être Mère de Dieu, c'est-à-dire capable de Lui donner ce Corps intact, lequel uni au Verbe divin, infiniment saint, devait offrir à la Justice du Père outragé, la victime propitiatoire, seule, digne de laver l'affront fait à sa grandeur suréminente, Dieu, étant tout puissant et trois fois Saint, s'est préparé la Mère sans nulle tache à qui demander son humanité.

A la conception du Messie-Victime, la Vierge donc déjà pleine de grâces dès sa Conception a Elle, reçut de l'infusion du Saint Esprit en son sein une recrudescence de grâces accompagnant le Trois fois saint qui, de sa seule chair prenait vie naturelle et devait croître dans ses flancs. Mais, conséquence douloureuse de ce privilège sacré^, la Mère de Jésus goûta par anticipation, les maux indicibles de la Passion à venir de son Fils...

N'était-elle pas, Marie, entièrement unie à son divin Fils par l'Amour, la grâce et par la chair? Or le Seigneur confia un jour à une de ses privilégiées: "Dès le sein de ma Mère, je souffris toutes les douleurs de ma Passion." Marie ayant conçu le Rédempteur était, sitôt son "Fiat" prononcé, Co-Rédemptrice.

Qui avec justesse peut évoquer les transes sans non, les cruelles angoisses de cette Mère habitée par l'Esprit divin et compatissant dès cette première heure aux souffrances de son Fils unique puisque la compassion les unissait?