mercredi 4 septembre 2013

SANS LA MERE DE DIEU, NOUS PRIONS EN VAIN LES SAINTS



....Cette doctrine est affirmée expressément par saint Bernard, saint Anselme, saint Bonaventure, Suarez et d'autres. " En vain, prierions-nous les autres saints, dit le premier ; si Marie ne nous venait en aide, aucune grâce ne nous serait accordée ". Un auteur explique dans ce sens les paroles suivantes de David : Tous les riches du peuple vous offriront leurs humbles prières. Les riches du peuple par excellence, c'est-à-dire du peuple de Dieu, ce sont les saints ; quand ils souhaitent quelque grâce pour l'un de leurs clients, ils s'adressent à Marie afin qu'elle la lui procure. " Nous n'avons pas coutume, remarque Suarez, d'employer l'intercession d'un saint auprès d'un autre saint, vu que tous sont d'un même ordre ; mais nous faisons bien de les prier de se faire nos intercesseurs auprès de la Vierge, qui est leur Maîtresse et leur Reine ". Et telle fut précisément, au rapport du père Marchese, la promesse de saint Benoît à sainte Françoise Romaine : lui apparaissant un jour, il l'assura de sa protection, et ajouta qu'il se ferait son avocat auprès de la divine Mère.
A l'appui de cette doctrine, citons encore les paroles de saint Anselme à la bienheureuse Vierge : " Grande Reine, ce que peut obtenir l'intercession de tous les saints faisant cause commune avec vous, votre intercession seule, sans leur concours, le peut de même. Et d'où vient cette puissance illimitée ? De ce que vous êtes la Mère de notre Sauveur à tous, l'unique Épouse de Dieu, la Reine du ciel et de la terre. Si vous ne parlez, aucun saint ne priera pour nous, aucun ne nous aiderai ; mais si vous consentez à intercéder pour nous, tous aussitôt nous prêteront le secours de leurs prières, et s'empresseront d'appuyer nos requêtes."...



dimanche 1 septembre 2013

LES SAINTS QUE NOUS INVOQUONS S'ADRESSENT A MARIE


Nous n'avons accès au Père éternel que par Jésus-Christ ; de même, nous n'avons accès auprès de Jésus-Christ que par Marie. C'est saint Bernard qui nous l'assure ; et bien belle est la raison qu'il en donne : " Le Seigneur, dit-il, veut que tous nous soyons sauvés par l'intercession de Marie, afin que ce divin Sauveur nous reçoive des mains de Marie, comme il nous a été donné par le moyen de Marie " ; et conséquemment, le saint proclame Marie la Mère de la grâce et de notre salut.
" Quel serait donc notre sort ? reprend saint Germain ; quel espoir nous resterait-il d'être sauvés, si vous nous abandonniez, ô Marie, vous qui êtes la Vie des chrétiens " !
Mais, si toutes les grâces passent par Marie, il faudra donc, quand nous implorerons l'intercession des saints, que ceux-ci recourent eux-mêmes à la médiation de Marie, s'ils veulent nous obtenir les grâces que nous leur demandons ?
Je répondrai d'abord que, prie en elle-même, cette conséquence ne renferme aucune erreur, aucun inconvénient. En vue d'honorer sa Mère, Dieu l'a établie Reine de tous les saints ; il lui plaît en outre de n'accorder des grâces que par son entremise ; quel inconvénient peut-il y avoir à dire qu'il oblige encore les saints à recourir à elle pour obtenir les grâces dont leurs protégés ont besoin ?




samedi 31 août 2013

SANS ELLE NOTRE VAISSEAU SOMBRE FATALEMENT


Richard a donc eu raison de dire : " Comme une pierre tombe dès qu'on ôte ce qui la soutient, ainsi une âme qui perd l'appui de Marie, tombe d'abord dans le péché et puis dans l'enfer. "
Saint Bonaventure ajoute que Dieu ne nous sauvera pas si Marie n'intercède pas pour nous ; comme un enfant ne saurait vivre qui n'a pas de nourrice, dit-il encore, ainsi une âme ne saurait se sauver sans l'aide de Marie. " Que votre âme, conclut-uil, soit donc comme altérée des pratiques de dévotuion envers Marie ; attachez-vous à cette bonne Mère, et ne la quittez point que vous n'ayez reçu sa bénédiction en paradis. "
Ici trouvent leur place les belles paroles adressées à Marie par saint Germain : " Qui jamais, ô Vierge très sainte, parviendrait sans vous à connaître Dieu ? Qui serait sauvé, s'il ne l'était par vous, ô divine Mère ? Qui pourrait, ô Vierge féconde, échapper aux périls de cette vie, si vous ne l'en délivrez ? Qui recevrait enfin de Dieu une grâce quelconque sinon par votre entremise, ô pleine de grâces ? " Et ailleurs il lui dit : " Si vous ne nous ouvriez la voie, nul ne marcherait dans les sentiers de la perfection, nul n'éviterait les atteintes de la chair et du péché ".

Les Gloires de Marie par Saint Alphonse de Liguori 

vendredi 30 août 2013

LE SEIGNEUR NOUS RENVOIE A LA BIENHEUREUSE VIERGE


D'après le glorieux saint Gaétan, nous pouvons bien demander les grâces, mais nous ne pourrons jamais les obtenir sans cet appui. Ce que confirma saint Antonin par cette belle expression : " Demander et vouloir obtenir les grâces sans l'intercession de Marie, c'est prétendre voler sans ailes ". - Pharaon confia à Joseph un plein pouvoir sur toute l'Égypte ; et, dès lors, tous ceux qui venaient au palais demander des secours, il les renvoyait en leur disant : Allez à Joseph ; ainsi, quand nous sollicitons des grâces, le Seigneur nous renvoie à la bienheureuse Vierge : Allez, dit-il, allez à Marie. Car il a décrété, assure saint Bernard, de ne rien nous accorder, si ce n'est par les mains de Marie. " Si donc les Égyptiens ont pu dire à Joseph : Notre salut est entre vos mains, nous avons bien plus de sujet, remarque Richard de le dire à Marie ; car vraiment "not salute" est en son pouvoir ". Le vénérable Idiot exprime la même pensée dans les mêmes termes ; et Cassien, enchérissant encore, dit d'une manière absolue, que le salut de tout homme consiste à être favorisé et protégé par Marie ; en d'autres mots, celui-là se perd qui en est privé. Puissante Reine, lui dit saint Bernardin de Sienne, vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces ; la grâce du salut ne peut donc nous venir que de votre main, et partant notre salut dépend de vous.

Les Gloires de Marie par Saint Alphonse de Liguori sur Livres Mystiques

mardi 27 août 2013

LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS

Le Seigneur est avec Vous

Le Seigneur est avec Vous, comme un père avec sa fille chérie, comme un fils avec sa tendre mère, comme un époux avec son épouse bien-aimée. Le Père vous communique sa puissance, le Fils sa sagesse, le Saint-Esprit son amour. O Vierge sainte, puissé-je toujours être avec Vous par la continuité de mes hommages et par l’imitation de vos vertus ! Puissiez-vous toujours être avec moi par la continuité de vos bienfaits et par votre protection puissante.

TOTA PULCHRA ES (Palestrina)


lundi 26 août 2013

JE VOUS SALUE, MARIE


Je vous salue, Marie,  


pleine de grâce. Vous en avez été comblée dès votre conception, O Vierge très pure ! Et c’est de de cette plénitude surabondante que l’homme aveugle espère la lumière ; le faible, l’infirme, sa guérison et sa force ; le malheureux, sa consolation ; le juste, l’accroissement de sa justice ; le pécheur, son repentir, son pardon et sa paix.  

dimanche 25 août 2013

LA SAINTE VIERGE NOUS DEFEND CONTRE NOS TENTATIONS

Il est écrit de la Femme forte : Pareille au navire d'un marchand, elle apporte son pain de loin. Telle est bien Marie, vaisseau béni qui apporta au monde Jésus-Christ, le Pain vivant descendu du ciel pour nous donner la vie éternelle. Je suis, dit-il, le Pain vivant descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. D'un autre côté, selon la remarque de Richard, tous ceux-là périront qui voguent sur la mer orageuse du monde en dehors de ce mystique navire, c'est-à-dire sans être protégés par Marie. Ainsi donc, ajoute-t-il, chaque fois que les tentations ou les révoltes des passions, si fréquentes dans cette vie, nous mettent en péril, il nous faut recourir à Marie et pousser vers elle ce cri de détresse : Au secours, ô notre Reine ! sauvez-nous, ou bien vous aller nous voir perdus.

LES GLOIRES DE MARIE (Saint Alphonse de Liguori)

vendredi 23 août 2013

LA MERE DE DIEU PREND EGALEMENT SOIN DES NATIONS


Le cœur de la Mère de Dieu prend soin, non seulement des personnes, mais des nations

Si l’Eglise a accueilli le message de Fatima, c’est surtout parce qu’il contient une vérité et un appel qui, dans leur contenu fondamental, sont la vérité et l’appel de l’Evangile lui-même. ‘Repentez-vous et croyez en l’Evangile’ (Mc 1, 15). (…) Le message de Fatima, dans son noyau fondamental, est l’appel à la conversion et à la pénitence, comme dans l’Evangile (…).

Les évènements qui ont eu lieu sur le continent européen, particulièrement en Europe centrale et à l’Est, donnent à cet appel de l’Evangile une signification contemporaine…(…).

Le cœur de la Mère de Dieu est le cœur d’une Mère qui prend soin, non seulement des personnes, mais des nations et des peuples entiers. Ce Cœur est totalement donné à la mission salvatrice de son Fils : le Christ, le Rédempteur du monde, le Rédempteur de l’homme…(…). Dans son message et sa bénédiction, Fatima signifie la conversion à Dieu. (…)

               
Pape Jean-paul II,
Homélies de mai 1982 et mai 1991 (extraits)
In Fatima, la Russie et Jean Paul II, Timothy Tendal-Robertson, Editions Téqui, p.152-153

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

jeudi 22 août 2013

22 Aout : MARIE REINE DE L'UNIVERS


                          Vous êtes Reine!
et avez droit à l'empire et à la domination sur 
toutes les créatures…

L'auguste Vierge Marie ayant été élevée à la dignité de Mère du Roi des rois, la sainte Église a raison de l'honorer et de vouloir que tous l'honorent du glorieux titre de Reine.

(…) Il faut donc le reconnaître, la dignité royale n'est pas seulement commune au Fils et à la Mère, mais ils n'ont qu'une seule et même royauté. Or, si Jésus est Roi de l'univers, c'est de l'univers aussi que Marie est Reine : " Reine du ciel, dit l'abbé Rupert, elle commande à bon droit à tout le royaume de son Fils ".

De là cette conséquence exprimée par saint Bernardin de Sienne : Autant de créatures servent Dieu, autant doivent servir Marie. Les anges, les hommes et tout ce qui existe au ciel et sur la terre, étant soumis à l'empire de Dieu, le sont pareillement à la domination de cette glorieuse Vierge.

De là aussi cette exclamation de l'abbé Guéric, s'adressant à la divine Mère : Continuez donc, ô Marie, continuez de régner en toute sécurité ; disposez à votre gré des biens de votre Fils ; puisque vous êtes la Mère et l'Épouse du Roi de l'univers, vous êtes Reine, et avez droit à l'empire et à la domination sur toutes les créatures.

               
Saint Alphonse-Marie de Liguori,
Les Gloires de Marie (1ère partie : commentaire du Salve Regina, chap 1)
               

Amen.

mercredi 21 août 2013

Qui l'a jamais invoquée en vain ?


Nous savons d'expérience que la prière qui s'appuie sur l'intercession de Marie n'a jamais été vaine
Avec quelle rage, avec quelle frénésie n'attaque-t-on pas aujourd'hui Jésus-Christ et la religion qu'il a fondée ! Quel danger donc pour un grand nombre, danger actuel et pressant, de se laisser entraîner aux envahissements de l'erreur et de perdre la foi !

C'est pourquoi "que celui qui pense être debout prenne garde de tomber" (I Cor. X, 12). Mais que tous aussi adressent à Dieu, avec l'appui de la Vierge, d'humbles et instantes prières, afin qu'il ramène au chemin de la vérité ceux qui ont eu le malheur de s'en écarter. Car Nous savons d'expérience que la prière qui jaillit de la charité et qui s'appuie sur l'intercession de Marie n'a jamais été vaine.

Assurément, il n'y a pas à attendre que les attaques contre l'Eglise cessent jamais : "car il est nécessaire que des hérésies se produisent, afin que les âmes de foi éprouvée soient manifestées parmi vous" (I Cor. XI, 19).

Mais la Vierge ne laissera pas, de son côté, de nous soutenir dans nos épreuves, si dures soient-elles, et de poursuivre la lutte qu'elle a engagée dès sa conception, en sorte que quotidiennement nous pourrons répéter cette parole : "Aujourd'hui a été brisée par elle la tête de l'antique serpent" (Off. Imm. Conc. In II Vesp. ad. Magnif.).

               
Saint Pie X,
Lettre Encyclique Ad Diem Illum Laetissimum
               

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.


mardi 20 août 2013

MERE DE LA MISERICORDE DE SON DIVIN FILS (donc la sienne)


MATER DOLOROSA,
 Cebu - Philippines
On lit dans la vie de Soeur Catherine de Saint-Augustin qu’au même endroit où vivait cette servante de Dieu se trouvait une femme nommée Marie, laquelle, après une jeunesse passée dans le vice, s’obstinait, jusque dans la vieillesse, à poursuivre le cours de ses désordres ; tellement que, chassée du pays par ses concitoyens, elle fut réduite à se réfugier dans une grotte, loin de toute habitation.
C’est là que, tombant d’avance en pourriture, elle finit par mourir sans sacrements, abandonnée de tous. On l’enfouit en plein champs, comme on aurait fait d’un vil animal.
Or Sœur Catherine avait coutume de recommander à Dieu avec une grande ferveur les âmes de tous ceux qui entraient dans leur éternité ; mais pour cette misérable vieille femme, quand elle apprit sa triste fin, elle ne songea pas à prier. Comme tout le monde, elle la tenait pour damnée.
La Sainte Vierge m'obtint de faire un acte de contrition...
Quatre ans s’étaient écoulés, quand un jour elle vit apparaître une âme du purgatoire qui lui dit :
« Sœur Catherine, que je suis donc malheureuse ! Vous recommandez à Dieu les âmes de tous ceux qui meurent, et il n’y a que mon âme dont vous n’avez pas eu pitié !
– Et qui êtes-vous ? Demande la servante de Dieu.
– Je suis, répond l’apparition, cette pauvre Marie qui mourut dans la grotte.
– Eh ! quoi ! vous êtes sauvée ? s’écrit alors Sœur Catherine.
– Oui, je suis sauvée par la miséricorde de la sainte Vierge.
– Et comment cela ?
– Quand je me vis sur le point de mourir, me voyant si chargée de péchés et privée de tout secours, je me tournai vers la Mère de Dieu, et je lui dis : O Notre-Dame ! Vous êtes le refuge des abandonnés ; voyez, en ce moment tout le monde m’abandonne ; vous êtes mon unique espérance, vous seule pouvez me venir en aide, ayez pitié de moi !
La sainte Vierge m’obtint de faire un acte de contrition, je mourus et je fus sauvée. Ma bonne Reine m’a obtenu une autre grâce : que l’intensité de mes souffrances abrégeât la durée de mon expiation, laquelle aurait dû se prolonger pendant bien des années encore. Il ne me faut plus maintenant que quelques messes pour être délivrée du purgatoire.
Je vous prie de me les faire dire, et moi, en échange, je vous le promets, je ne cesserai pas de prier le bon Dieu et la sainte Vierge pour vous. »
Sœur Catherine fit aussitôt célébrer les messes, et, peu de jours après, cette âme lui apparut de nouveau, plus brillante que le soleil, et lui dit :
« Je vous remercie, Sœur Catherine, je m’en vais au ciel chanter les miséricordes de mon Dieu et prier pour vous ».
 (Vie de Sœur Catherine de Saint-Augustin, livre IV, ch.III)

Catherine Simon de Longpré naquit à Saint Sauveur le Vicomte en France, mais elle est surtout honorée au Québec. A 11 ans, elle rencontre saint Jean Eudes et elle entre alors quelque temps plus tard chez les Augustines hospitalières de la Miséricorde. Elle prend alors le nom religieux de Marie-Catherine de Saint Augustin.
En 1647, elle répond à l'appel de Dieu pour aller dans la Nouvelle-France où elle donne toute sa mesure auprès des malades. Elle devient économe puis maîtresse des novices de sa congrégation au Québec, où elle rejoint la maison du Père le 8 mai 1668. 



lundi 19 août 2013

LA TRES SAINTE VIERGE MARIE EST NOTRE MEDIATRICE



La Vierge des Trente-Trois, patronne de l'Uruguay


Un homme et une femme ayant coopéré à notre ruine, il convenait, remarque saint Bernard, qu'un autre homme et une autre femmecoopérassent à notre réparation ; et c'est ce qu'ont fait Jésus et Marie. Sans doute, ajoute-t-il, pour nous racheter, c'était assez de Jésus-Christ seul ; mais il était plus convenable que les deux sexes concurussent à notre salut, comme ils avaient concouru à notre perte. C'est pourquoi le bienheureux Albert le Grand donne à Marie le titre de Coopératrice de la Rédemption. Elle disait elle-même un jour à sainte Brigitte que, comme Adam et Ève ont vendu le monde pour un seul fruit, elle et son divin Fils l'ont racheté d'un même coeur. Selon la pensée de saint Anselme, Dieu a bien pu créer le monde de rien ; mais, le monde s'étant perdu par le péché, Dieu n'a pas voulu le restaurer sans la coopération de Marie.



Le Glorieux Patriarche Saint Joseph (a Cebu, Philippines)

dimanche 18 août 2013

L'INTERCESSION DE LA SAINTE VIERGE EST NECESSAIRE POUR NOUS SAUVER



 EXEMPLE

Vincent de Beauvains et Césaire racontent qu'un jeune gentilhomme, ayant dissipé dans la débauche les grands biens qu'il avait hérités de son père, s'était vu réduit à l'indigence, si bien qu'il était obligé de mendier son pain. Afin de cacher sa honte avec son nom, il avait pris le parti de quitter sa patrie et d'aller vivre ans une contrée lointaine ; déjà même il était en route, quand il fit la rencontre d'un ancien serviteur de sa maison. C'était un impie magicien. Voyant le pauvre jeune homme plongé dans la tristesse à cause de sa misère, il lui dit de se consoler, ajoutant qu'il allait le présenter à un prince généreux qui pouvoirait à tous ses besoins.
Il le prit en effet un beau jour et le mena dans un bois près d'une mare, où il se mit à parler avec un personnage invisible. Le jeune homme lui demanda à qui il parlait. Il lui répondit : " Avec le démon " ; et, le voyant épouvanté, il l'engagea à ne rien craindre. Il dit ensuite à l'esprit malin : " Seigneur, ce jeune homme est réduit à une extrême nécessité, et il voudrait recouvrer son premier état. - Pourvu qu'il veuille m'obéir, répondit l'ennemi du salut, je le rendrai plus riche qu'auparavant ; il faut d'abord qu'il renie Dieu ". A cette proposition, le malheureux fut saisi d'horreur ; mais pressé par le maudit magicien, il fit ce qu'on exigeait de lui, il renia Dieu. " Cela ne suffit pas, reprit le démon ; il faut qu'il renie aussi Marie ; car, nous ne pouvons nous le dissimuler, c'est elle qui nous occasionne nos plus grandes pertes. Combien d'âmes ne retire-t-eille pas de nos mains pour les ramener à Dieu et les sauver ! - Oh ! pour cela, non, répliqua le jeune homme : je ne renie point ma Mère, celle qui est toute mon espérance ; j'aime mieux mendier le reste de ma vie ". Et là-dessus, il s'en alla.
Comme il retournait sans son pays, il vint à passer devant une église dédiée à Marie ; il y entre tout désolé, va se prosterner devant l'image de la sainte Vierge, et le supplie avec larmes de lui obtenir le pardon de ses fautes. Cette bonne Mère se met aussitôt à prier son divin Fils pour ce misérable. Jésus lui dit d'abord : " Mais cet ingrat, ma Mère, vient de me renier " ! Comme elle ne cessait, malgré cela, de le prier, il ajouta : " O ma Mère, je ne vous ai jamais rien refusé ; je lui pardonne puisque vous me le demandez ". Un homme avait secrètement observé tout ceci : c'était celui-là même qui avait acheté les biens du dissipateur. Témoin de la tendre commisération de Marie pour ce pécheur, il lui donna en mariage sa fille, qui était son unique enfant, et le fit héritier de toute sa fortune. Ainsi ce jeune homme récupéra, par l'entremise de Marie, la grâce de Dieu et même ses biens temporels.


C'est moi qui souligne -Castille j'entends- Je vais poster par "temperament" la prochaine suite car elle est d'une veracite importante. Demandez en le lisant a en etre completement penetree, car c'est la verite. J'en ai toujours eu l'intime sentiment et surtout la preuve quotidienne et tangible.
Je ne peux ni vous battre, ni vous acheter pour croire, mais je peux vous exhorter a prier pour que la foi vienne en votre coeur. Car c'est le Dieu trois fois saint qui la donne. Et l'amour, la devotion a sa Sainte Mere la maintient dans notre coeur. Sans Marie, ce que nous croyons n'est pas la foi. C'est aussi simple que cela.

....Personne, a dit Jésus, ne peut venir à moi si d'abord mon Père qui m'a envoyé, ne l'attire par sa grâce. Or, selon Richard, il dit pareillement : " Personne ne peut venir à moi si ma Mère ne l'attire par ses prières". Jésus est le fruit des entrailles de Marie, selon l'expression de sainte Élisabeth : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni est le fruit de votre sein. Mais celui qui veut le fruit, doit aller à l'arbre ; et partant, si quelqu'un veut trouver Jésus, il faut qu'il aille à Marie, qu'on ne trouve jamais sans trouver en même temps Jésus. Quand sainte Élisabeth vit la très sainte Vierge qui venait la visiter dans sa maison, ne sachant comment lui témoigner sa reconnaissance, elle s'écria avec une profonde humilité : Comment ai-je pu mériter que la Mère de mon Dieu vînt à moi ? - Mais, demandera-t-on, sainte Élisabeth ne savait-elle pas qu'elle avait chez elle non seulement Marie, mais encore Jésus ? Au lieu donc de se dire indigne de recevoir la viste de la Mère, pourquoi ne se dit-elle pas plutôt indigne de recevoir celle du Fils ? - Ah ! La sainte savait très bien que, lorsque Marie vient, elle amène avec elle Jésus ; en conséquent, il lui suffisait de remercier la Mère, sans nommer le Fils....




samedi 17 août 2013

17 Aout - DISPENSATRICE DE TOUS LES BIENFAITS DIVINS



« Demandez, ma Mère, car Je ne puis rien vous refuser »

Lorsque éclate la guerre de 1870 entre la France et la Prusse, (…) conduisant à la défaite de Sedan, la chute du Second Empire, l’invasion, l’abbé Guérin, lorsqu’il bénit les trente jeunes gens de Pontmain qui partent rejoindre les Volontaires de l’Ouest, levés afin d’arrêter l’ennemi, leur demande de se consacrer à la Sainte Vierge et leur promet qu’ils reviendront tous sains et saufs.

Pourtant, au soir du 17 janvier 1871, cette promesse semble, même aux plus optimistes, tragiquement inconsidérée. Rien n’arrête les Prussiens qui viennent d’emporter une victoire au Mans et campent devant Laval (…).

À son « petit peuple », désemparé, au bord du désespoir, (…) il redit ce qu’il n’a cessé de lui enseigner : que Notre-Dame veille. « Non, mes frères, il n’est pas possible qu’Elle soit refusée ! La parole de Son divin Fils y est engagée. […] Il a placé Sa Mère sur un trône de gloire à Ses côtés et lui a dit : ‘’Demandez, ma Mère, car Je ne puis rien vous refuser. Je vous fais la dispensatrice de tous mes bienfaits.’’ » (…)

Et c’est à ce moment précis, quand, à vues humaines, tout semble irrémédiablement perdu, que la foi de l’abbé Guérin, cette foi qu’il a su faire partager aux siens, reçoit sa récompense : immense, passant tout ce que cet humble a jamais imaginé. La Sainte Vierge apparaît à Pontmain, porteuse d’un message d’espérance inégalé :
« Mais priez, mes enfants. Mon Fils se laisse toucher ».

               
Anne Bernet (suite)
Zenit.org, 13 juin 2013
               

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

vendredi 16 août 2013

16 Aout : ''MADAME SAINTE MARIE" EST UNE AVOCATE COMPATISSANTE


 IIMarie est une Avocate compatissante, qui ne refuse pas de défendre la cause des plus misérables.


Combien de motifs nous font une loi d'aimer notre affectueuse Reine ! Quand même on louerait Marie d'un bout de l'univers à l'autre ; quand même on ne parlerait que de Marie dans tous les sermons ; quand même tous les hommes donneraient leur vie pour l'amour de Marie, ce serait peu encore pour honorer et reconnaître l'amour si tendre dont elle aime tous les hommes, sans en excepter les plus misérables pécheurs, ceuz-là du moins qui conservent en elle quelque sentiment de dévotion.

Le bienheureux Raymond Jourdain, qui prit par humilité le nom d'Idiot, disait que Marie ne sais se défendre d'aimer ceux qui l'aiment, qu'elle ne dédaigne pas de servir ceux qui la servent, et que, s'ils sont pécheurs, elle déploie toute la puissance de son intercession pour les réconcilier avec son divin Fils. " Telle est, continue-t-il, sa bonté, telle est sa miséricorde, que nul, pour désespéré que paraisse son état ne doit craindre de se jeter à ses pieds ; car elle ne reposse jamais celui recourt à sa protection ". Remplissant à notre égard l'office de l'avocate la plus dévouée, Marie offre elle-même à Dieu les prières de ses serviteurs, et spécialement celles qui lui sont adressées ; car, si le Fils intercède pour nous auprès du Père, Marie intercède pour nous auprès du Fils ; et elle ne cesse de traiter, auprès de l'un et de l'autre, la grande affaire de notre salut, et de nous obtenir les grâces que nous sollicitons.........LES GLOIRES DE MARIE

EXEMPLE

Cette miséricorde à l'égard des pauvres pécheurs, notre céleste Avocate la manifesta d'une manière bien éclatante par ce qu'elle fit, selon Césaire et le Père Rho, en faveur d'une religieuse de Fontevreault, nommé Béatrix. Cette malheureuse s'était éprise d'une folle passion pour un jeune homme ; de concert avec lui, elle avait formé le complot de s'enfuir pour le suivre ; et un jour, en effet, elle s'en alla auprès d'une statue de Marie, déposa à ses pieds les clefs du couvent, dont elle était portière et partit sans pudeur. S'étant rendue dans une contrée éloignée, elle s'oublia jusqu'à faire le métier de courtisane, et vécut quinze années dans cette dégradation. Au bout de ce temps, elle rencontra dans la ville qu'elle habitait le pourvoyeur de son couvent ; et, persuadée qu'il ne pouvait la reconnaître, elle lui demanda s'il connaissait la soeur Béatrix. " Parfaitement, répondit-il. c'est une sainte religieuse, et elle est à présent maîtresse des novices. " Stupéfaite et tout interdite à cette réponse, la pécheresse ne savait que penser. Afin de savoir le mot de l'énigme, elle se travestit, et se transporta au couvent. Là, elle demanda la soeur Béatrix ; et voilà que se présente devant elle la sainte Vierge, sous les trait de cette statue même aux pieds de laquelle elle avait déposé ses clefs et ses vêtements. " Béatrix, lui dit la divine Mère, sachez que, pour sauver votre honneur, j'ai pris vos traits, et rempli votre charge pendant ces quinzes années que vous avez vécu loin du couvent. Revenez à Dieu, ma fille ; mon Fils est encore prêt à vous recevoir ; faites donc pénitence, et tâchez de conserver, par une vie édifiante, la bonne réputation que je vous ai acquise ici. " Elle dit, et disparut. Béatrix, touchée de reconnaissance pour cette extrême miséricorde de Marie envers elle, reprit l'habit religieux, et y vécut saintement le reste de ses jours. A sa mort, elle découvrit le tout pour la gloire de la Reine du ciel.
                     
PRIÈRE
Glorieuse Mère du Sauveur, je le confesse, l'ingratitude dont j'ai si longtemps usé envers Dieu et vous, mériterait que, par un juste retour, vous me retirassiez tous vos soins ; car l'ingrat n'est plus digne des bienfaits. Mais, ma douce Souveraine, j'ai une haute idée de votre bonté ; je suis convaincu qu'elle surpasse de beaucoup mon ingratitude. Continuez donc, ô Refuge des pécheurs, et ne cessez jamais de secourir un pauvre pécheur qui se confie en vous. O Mère de miséricorde, daignez tendre la main à un malheureux qui est tombé, et qui implore votre pitié, Défendez-moi, ô Marie, ou bien dites-moi à qui je dois m'adresser qui puisse me défendre mieux que vous. Mais où irai-je chercher une Avocate plus compatissante et plus puissante auprès de Dieu que vous qui êtes sa Mère ? En devenant la Mère du Sauveur, vous fûtes investie de l'office de sauver les pécheurs, et vous m'avez été donnée pour me guider au port du salut ; ô Marie, sauvez celui qui a recours à vous.
Je ne mérite point votre amour ; mais le désir que vous avez de sauver ceux qui sont perdus m'inspire la confiance que vous m'aimez ; et si vous m'aimez, comment pourrai-je périr à jamais ? Ma chère Mère, si je me sauve par votre secours, comme je l'espère, je ne vous serai pas ingrat : par des louanges éternelles, je réparerai mon ingratitude passée ; et ce sera en vous consacrant toutes les affections de mon âme que je reconnaîtrai l'amour dont vous m'avez donné tant de preuves. Au ciel, où vous régnez et règnerez éternellement, je chanterai avec joie et sans fin vos miséricordes, et je baiserai cette main charitable qui m'a délivré de l'enfer autant de fois que je l'ai mérité par mes péchés. O Marie, ô ma libératrice ! ô mon espérance ! ô ma Reine ! ô mon Avocate ! ô ma Mère ! je vous aime, je vous aime, et je veux vous aimer à jamais. Amen, amen. Ainsi, j'espère, ainsi soit-il.

jeudi 15 août 2013

15 Aout - ASSOMPTION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante Assomption de la très Sainte Vierge Marie au Ciel.
JÉSUS avait souffert la mort pour racheter le monde; Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes; elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du tombeau. Le CHRIST devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère.
Trois jours après la mort de Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et en âme, la Mère du SAUVEUR.
La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux premiers développements de l'Église.
Mais le triomphe et la gloire de très Sainte Vierge sont éternels. La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées." Assomption de la Mère de DIEU réclamait une définition de foi: l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950. Gloire à Marie!


On ne peut que soupçonner ici-bas avec admiration l'accueil qui fut fait à Marie par la Très SAINTE TRINITÉ, à laquelle Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du salut des hommes, par JÉSUS-CHRIST Son Fils bien-aimé, par les légions des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien Testament et les élus de la loi nouvelle.
Les plus grands serviteurs de Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour
Pratique : Ayez, en toute occasion, un grand zèle pour la gloire de Marie.

mercredi 14 août 2013

14 Aout : MARIE, NOTRE AVOCATE (demain 15, Assoption de la Vierge Marie)


 I. Marie est une Avocate assez puissante pour nous sauver tous

Au souvenir de l'immense bienfait que le Seigneur accorda aux hommes quand il leur donna Marie pour avocate, saint Bonaventure luiadresse à elle-même ces paroles qui nous serviront de conclusion : " O immense, ô adorable bonté de notre Dieu, qui a daigné donner àdes malheureux, à des criminels, une avocate telle que vous, ô notre Reine, qui pouvez, par votre intercession, leur obtenir tout ce qu'ilvous plaît ! O ineffable clémence de notre Dieu, qui, ne voulant pas que nous ayons trop à redouter la sentence qu'il doit prononcer dans notre cause, nous a destiné pour avocate sa propre Mère et la Maîtresse de la grâce !"   

EXEMPLE
Le père Razzi, camaldule, rapporte l'histoire d'un jeune homme, qui, par suite de la mort de son père, avait été envoyé par sa mère à lacour d'un prince. En lui faisant ses adieux, sa mère, qui était fort dévote à Marie, lui avait fait promettre de réciter chaque jour un AveMaria avec cette invocation : " Vierge bénie, assistez-moi à l'heure de ma mort ! " 

Arrivé à la cour, le jeune homme se livra bientôt auvice avec un emportement qui obligean le prince de le congédier. Privé ainsi de tout moyen d'existence et ne sachant que devenir,l'infortuné se mit à courir les grands chemins, et à rançonner et parfois assassiner les voyageurs, sans toutefois renoncer à sa coutume de se recommander selon le conseil de sa mère, à la très sainte Vierge. Il finit par être arrêté et condamné à mort. La veille du jour marqué pour son supplice, il pleurait amèrement dans sa prison, en pensant à son déshonneur, à la douleur de sa mère, à la mort qu'il devait subir.

Voyant son extrême abattement, et voulant en profiter, tout à coup le démon lui apparaît sous la forme d'un beau jeune homme, et luiromet de l'arracher à la mort et de le tirer de sa prison, sous certaines conditions qu'il lui fera connaître. Le condamné se montrer prêt à tout. Jetant alors le masque : " Je suis le démon, dit le fantôme au jeune homme ; je suis venu pour t'aider ; mais d'abord il faut que tu renies Jésus-Christ et les saints sacrements. " Le malheureux y consentit. - " Maintenant, ajoute le malin esprit, il faut encore renier la Vierge Marie et renoncer à sa protection. - Oh ! pour cela, réplique le jeune homme, je ne le ferai jamais ". Et aussitôt, s'adressant à Marie, il répète la prière qu'il a apprise de sa mère : " Vierge bénie, assistez-moi à l'heure de ma mort " ! A ces mots, le démon disparut.

Mais le jeune homme demeura excessivement affligé du crime énorme qu'il avait commis en reniant Jésus-Christ. Il eut cependant recours à la sainte Vierge, et elle lui obtint une grande douleur de tous ses péchés, qu'il confessa avec de vifs sentiments de contrition et en versant un torrent de larmes. Comme il se rendait au lieu du supplice, il rencontra en chemin une statue de Marie, et il la salua en récitant sa prière accoutumée : " Vierge bénie, assistez-moi à l'heure de ma mort " Il vit alors, et tous les assistants purent voir que la statue inclinait la tête comme pour lui rendre le salut. Vivement ému, il demanda qu'on lui permît de baiser les pieds de la statue, par un nouveau prodige, celle-ci étendit le bras, saisit le condamné par la main, et le retint avec tant de force qu'il fut impossible de l'arracher de là. A cette vue, tous les spectateurs de crier : " Grâce ! grâce ! " et la grâce fut accordée. Revenu ensuite dans son pays, ce jeune homme y mena une vie exemplaire, et se montra toujours dévoué à la bienheureuse Vierge, qui l'avait délivré de la mort temporelle et de la mort éternelle.

PRIÈRE

Auguste Mère de Dieu, je vous dirai avec saint Bernard : " Votre divin Fils vous écoute, et il est disposé à vous accorder tout ce que vous lui demanderez ; parlez donc, ô Marie, notre avocate, parlez pour nous, misérables que nous sommes ". Daignez ne pas l'oublier : ce n'est pas pour votre seul avantage, mais pour le nôtre aussi, que vous avez été élevée à une si haute dignité et inverstie d'une si grande puissance. Si un Dieu a voulu se rendre votre débiteur en prenant de vous la nature humaine, ce fut afin que vous puissiez, à votre gré, faire part aux pauvres pécheurs des trésors de la miséricorde divine.......Les Gloires de Marie