Et Celle qui a été toute à la peine ne serait pas à l'honneur! Alors que Dieu est justice infinie? Reviendrait-il à des chrétiens authentique, par envie et par orgueil, de tenter de refouler dans l'ombre en la disqualifiant de leur mieux, l'Etre que le Christ Sauveur a le plus aimé sur la terre? Celle en qui la Trinité Divine a mis sensiblement sa complaisance? Celle que son Fils, Fils aussi de Dieu, et Dieu égal en tout à son Père, a comblée d'honneur d'abord en restant trente ans soumis à son autorité maternelle, puis en cédant à son intercession, à cette fête nuptiale de Cana, en Galilée; Celle enfin que son Fils a assumée pour l'éternité dans un apothéose de gloire, d'honneur et de Puissance, et dont la céleste "royauté" se manifeste par le prodige des multiples apparitions sur notre terre, autant de fois que le Très-Haut le juge nécessaire.Les vains contempteurs de la grandeur de l'Immaculée aiment à reprendre, avec quel zèle creux autant qu'obscur ce mot de Jésus, lorsque, aux Noces de Cana, sa Mère lui eut dit que leurs hôtes n'avaient plus de vin: "Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi?"
Le zèle mal avise, un peu sot de ce sectarisme présomptueux a cru trouver que, par ce mot: "Femme" le Christ remettait à sa place sa Mère outrecuidante. Ainsi le même Dieu fait Homme, Jésus, l'Emmanuel, Auteur, avec le Père Eternel et Saint-Esprit, du 4ème Commandement, ce même Fils-Dieu aurait donc, là, au milieu d'un cercle d'étrangers, refroidi d'un mot dur ou d'un terme hautain, d'une parole mortifiante cette Mère de son choix divin? Quelle indigence de jugement?
Trop complète est leur cécité spirituelle. Ils ne peuvent pas voir que ce Sauveur, dont le parler demeurait toujours quasi-hermétique, bien qu'en même temps intelligible toujours, affirmant très souvent par l'interrogative, voulait montrer que cette Femme-là qu'il avait admise à ce rôle, partageait avec Lui, -toute proportion gardée,-le secret de sa bonté immense et de sa divine puissance.
"Qu'y a-t-il entre vous et moi?" n'était pas littéralement –une interrogative, mais plutôt une affirmative. En effet le Seigneur marqua tout de suite ce qu'il y avait de commun entre Lui et sa Mère. Le sens littéral qu'ont gardé les esprits faibles et présomptueux leur empêchait de comprendre que: "II y avait tant de choses de commun entre le Fils et sa Sainte Mère, que le Messie, en tant que Dieu omniscient, savait très bien que se présenterait cette circonstance de l'épuisement du vin. Que Marie en tant que Reine de la Charité, et Mère d'un Fils dont elle connaissait la grandeur, la puissance et la bonté, interviendrait en faveur de ces amphitryons dont Elle vit la gêne, oppressante comme un suspense.
Le Maître s'était donc déplacé avec sa suprême Mère-Secrétaire Particulière. II savait que son heure n'étant point encore venue d'étayer son enseignement de l'autorité du prodige. Il savait qu'il céderait pourtant et justement parce que son heure n'était pas encore venue, à l'intervention de sa très Sainte Mère, afin d'établir de ce jour-là et pour jamais que le Christ exauce les prières de sa Mère en notre faveur, par miséricorde.
Ce pouvoir d'intercession de la Vierge, cette médiation de grâce, le divin Fils l'a rendue une fois pour toute, évidente, incontestable. Car à la réponse de son Fils: "Femme....mon heure n'est pas venue", la digne Mère de notre Seigneur fit dire aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira. ".
Comment la Mère savait-Elle que le Fils allait dire quelque chose?
Sectaires contempteurs de Marie, soyez donc de bonne foi. Oubliez en faveur de la saine logique vos préventions et votre présomption. Considérez pour votre édification ces deux faits qui s'enchaînent:
1) La Mère de Jésus dit: Faites tout ce qu'Il vous dira, 2) le Seigneur ordonne de remplir les jarres dont Il changea l'eau en vin précieux".
Castille Castillac
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